EVQ Rapport Annuel 2025

Rapport Annuel 2024

Intégrité

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Consommation canadienne de viande par personne

En 2024*, la consommation de viande par personne au Canada a reculé de 3,1 %, soit 2,75 kg de moins que l’année précédente, pour s’établir à 86,35 kg en poids éviscéré.

Toutes les principales viandes ont enregistré une diminution. La consommation de porc a chuté de 10,1 % (–2,31 kg), celle de dindon de 2,6 % (–0,09 kg), tandis que celles de bœuf et de veau ont légèrement baissé de 0,5 % (–0,13 kg).

Pour sa part, la consommation de poulet a reculé de 0,8 % (–0,28 kg), pour s’établir à 34,8 kg par personne. Malgré cette baisse, la consommation par individu en 2024 demeure la quatrième plus élevée depuis le début de la compilation des statistiques en 1980. La part de marché du poulet dans l’ensemble des viandes est passée de 39,4 % à 40,3 %, ce qui confirme sa place prépondérante dans le panier de viandes des Canadiens.

Répartition de la consommation de viande en % (kg éviscéré), 2024

Poulet (40.3 %)
Bœuf et veau (27.5 %)
Porc (23.8 %)
Dindon (3.9 %)
Poule (3.1 %)
Mouton et agneau (1.4 %)
Source : Statistique Canada
*Les données de 2025 n’étaient pas disponibles au moment de publier ce rapport.
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Portrait économique​ - Poulet

Faits saillants de la production de poulet au Québec

515,7 Mkg vifs

Production annuelle totale*

26,4 %

Pourcentage de la production canadienne

2,035  $/kg

Prix moyen payé aux producteurs (catégorie de référence)

11,24 $/kg

Prix moyen payé au détail

67,8 Mkg pour
762 M$

Ventes au détail

34,8 kg

Consommation par personne en 2024 (-0,8 % vs 2023)

1 050 M$

Recettes monétaires agricoles

24 345 emplois et
2 710 M$

Contribution à l’emploi et au PIB en 2023

* Pour l’ensemble de 2025, sans égard à la destination du produit.
Données de 2025, sauf indications contraires.
Sources : EVQ, PPC, Nielsen et Statistique Canada

Production de poulet

La production québécoise de poulet a atteint 514,2 Mkg vifs au cours de l’année civile 2025. Malgré une sous-production marquée tout au long de l’année, particulièrement durant les périodes A194 à A196, la production annuelle affiche tout de même une croissance de 1,9 % (+9,6 Mkg) comparativement à 2024. Si le début de l’année a été lent, les taux de croissance élevés approuvés à partir du milieu de l’année ont contribué à accélérer la production.

Production annuelle de poulet au Québec, 2015 à 2025

Source : PPC

Performance de la production par rapport à l’allocation

Pour les périodes A193 à A198, qui s’étendent du 15 décembre 2024 au 15 novembre 2025, le Canada a produit 98,5 % de son allocation de production. Le Québec a mieux fait et a terminé l’année en produisant 98,9 % de son allocation totale. La sous-production canadienne est apparue dès le début de l’année et s’est prolongée tout au long de 2025, avec une intensification notable au printemps. Cette situation découle principalement de difficultés d’approvisionnement en poussins, tant sur le plan de la quantité que de la qualité.

Performance de la production au Québec et au Canada, périodes A193 à A198

Sources : EVQ et PPC

Stocks de poulet au Canada

En 2025, la moyenne mensuelle des stocks totaux de poulet s’est établie à 59 millions de kilogrammes (Mkg), soit l’équivalent de 15 jours de production, représentant le niveau le plus bas observé au cours des trois dernières années. La moyenne mensuelle des stocks de poitrine s’est quant à elle chiffrée à 10,1 MKg, correspondant à 17 % des stocks totaux, comparativement à 15 % en 2024.

Moyenne mensuelle des stocks canadiens, 2023 à 2025

Sources : AAC et PPC

Prix du poulet vif aux producteurs du Québec

Le prix du poulet payé aux producteurs a été en hausse tout au long de l’année 2025. En effet, le prix de la catégorie de référence s’est établi en moyenne à 2,035 $/kg, ce qui représente une augmentation de 1 ¢/kg (+0,5 %) par rapport à 2024. Cette hausse s’explique principalement par l’indexation de la marge au producteur. Pour sa part, le prix moyen de la moulée en Ontario a atteint 489 $/tonne en 2025, enregistrant une baisse de 1,7 % (-8,25 $/tonne) par rapport à 2024.

Prix aux producteurs du Québec, 2024-2025 ($/kg)

Source : EVQ

Prix de la moulée en Ontario, 2024-2025 ($/tonne)

Source : Chicken Farmers of Ontario
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Ventes au détail

En 2025, les ventes de poulet dans les supermarchés du Québec ont atteint 762 M$, en hausse de 6,4 % par rapport à 2024 et de 10,2 % par rapport à 2023, selon les données Nielsen. Cette augmentation des recettes s’explique principalement par la hausse du prix au détail, qui a progressé de 6,1 %. Le volume des ventes en épicerie a quant à lui légèrement augmenté, passant de 67,6 à 67,8 Mkg (+0,3 %), ce qui représente 22 % des ventes totales de poulet au Canada.

Au Canada, les ventes de poulet en épicerie se sont élevées à 301,3 Mkg en 2025, soit une hausse de 0,8 % par rapport à 2024. Il s’agit de la seule protéine animale dont les ventes ont progressé en 2025. Ce volume de ventes a généré des recettes de 3 535,8 M$, en augmentation de 5,8 % par rapport à 2024. Le prix moyen du poulet enregistré au Canada a augmenté de 4,9 % par rapport à l’année précédente. Ces données excluent les ventes réalisées dans les magasins spécialisés, les épiceries ethniques ainsi que les clubs-entrepôts, tels que Costco.

Ventes au détail de poulet au Québec, 2023 à 2025

Source : Nielsen

Ventes au détail de poulet au Canada, 2023 à 2025

Source : Nielsen
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Les Producteurs de poulet du Canada

En 2025, les Producteurs de poulet du Canada (PPC) ont élargi leur mandat dans le but de soutenir les producteurs de poulet canadiens, en assumant notamment un rôle de premier plan à l’échelle nationale dans les domaines du bien-être animal, de la salubrité alimentaire, de la recherche, du marketing de marque, des affaires publiques et des relations gouvernementales. À la lumière des défis actuels que pose la grippe aviaire et pour s’adapter à l’évolution des attentes des consommateurs, les PPC se sont engagés à préserver la confiance des consommateurs, à renforcer leurs partenariats et à investir dans des programmes fondés sur la science, qui favorisent la viabilité à long terme du secteur.

L’excellence constante en matière de certification, l’engagement accru du public, les progrès significatifs réalisés dans les domaines de la défense des intérêts et de la recherche ainsi que les initiatives de développement des producteurs ont marqué l’année 2025.

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Soins aux animaux, durabilité et recherche

En 2025, le bien-être animal est resté au cœur des activités des PPC, notamment par la supervision continue du Programme de soins aux animaux Élevé par un producteur canadien. Une fois de plus, cette année, tous les élevages de poulets canadiens ont fait l’objet d’audits annuels, ce qui a permis de maintenir un taux de certification de 100 % à l’échelle nationale.

Le programme s’aligne toujours sur le Code de pratiques du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage (CNSAE), qui est entré dans une phase de révision active au cours de l’année. Les PPC ont participé aux réunions du Comité de rédaction du Code et du Comité scientifique afin de s’assurer que les futures mises à jour restent pratiques, fondées sur des données scientifiques et reflètent la réalité de la production canadienne.

Les audits de tierces parties des deux programmes Élevé par un producteur canadien, soit le Programme de soins aux animaux et le Programme de la salubrité à la ferme, se sont poursuivis pour la neuvième année consécutive, renforçant ainsi la transparence et la responsabilité du secteur. Les PPC ont également organisé une formation annuelle pour les auditeurs, afin de favoriser la cohérence et l’amélioration continue dans toutes les provinces.

L’engagement des PPC en faveur de la recherche s’est traduit par des investissements soutenus dans le domaine de la science avicole. En tant que membre fondateur du Conseil de recherches avicoles du Canada (CRAC), les PPC ont soutenu la quatrième grappe scientifique de recherche en science avicole et ont octroyé des fonds supplémentaires pour des projets de recherche ciblés. Parmi les domaines prioritaires en 2025 figuraient l’enrichissement de l’environnement des poulets de chair, le développement de vaccins et les stratégies de gestion de la bactérie E. coli.

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Salubrité des aliments et santé des animaux

La grippe aviaire a constitué un problème majeur en 2025, provoquant des foyers épidémiques lors de la migration automnale des oiseaux sauvages. Les PPC ont collaboré étroitement avec leurs partenaires fédéraux et provinciaux, notamment l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et Santé animale Canada (SAC), afin de soutenir les efforts de préparation et d’intervention coordonnés. Des initiatives de défenses des intérêts ont contribué à faire avancer le projet d’essai clinique de vaccination contre la grippe aviaire au Canada.

La supervision du Programme de salubrité à la ferme ÉPPC s’est poursuivie tout au long de l’année, notamment au moyen d’audits et d’examens de gestion menés en collaboration avec les Offices provinciaux. Des modifications ont été apportées pour tenir compte des nouvelles pratiques, telles que l’éclosion en poulailler, et ainsi garantir que les programmes suivent bien l’évolution du secteur.

Les PPC ont également progressé dans la mise en œuvre de leur stratégie d’utilisation responsable des antimicrobiens. En effet, ils ont misé sur la sensibilisation et des approches non réglementaires afin de réduire davantage l’utilisation préventive d’antimicrobiens. Les données de surveillance recueillies dans le cadre des programmes nationaux montrent une fois de plus une tendance à la baisse de la résistance aux antimicrobiens chez les poulets de chair, ce qui confirme l’efficacité des politiques du secteur et des pratiques des producteurs.

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Relations gouvernementales et défense des intérêts

En 2025, les PPC ont assuré une présence active dans leurs relations avec le gouvernement, en dialoguant avec des décideurs de tous ordres. Parmi les principales activités, notons la réception annuelle conjointe à Ottawa, la visite d’une exploitation d’élevage dans le cadre du programme de stages parlementaires, la participation au congrès de la Fédération canadienne des municipalités, la Cantine du centre-ville ainsi que la journée annuelle de lobbying et la réception qui l’accompagne. Ces initiatives ont mis en évidence l’importance de la gestion de l’offre, de la sécurité alimentaire et de la contribution économique des producteurs de poulets, tout en faisant progresser des priorités de défense des intérêts, particulièrement la lutte contre les importations illégales de volailles de réforme.

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Soutien aux producteurs et développement de leaders

Le développement des producteurs est resté une priorité, entre autres par la voie de programmes, comme le Programme des jeunes producteurs et les Pros du poulet. Au cours de sa deuxième année, le programme Pros du poulet a élargi sa participation à 45 producteurs qui ont joué le rôle d’ambassadeurs dans les médias, lors d’événements et dans le cadre de partenariats à l’échelle nationale. Le Programme des jeunes producteurs a favorisé le développement de la gouvernance, tout comme la planification de la relève grâce à des formations, à des réunions nationales et à des activités pratiques.

Les PPC ont également poursuivi leurs initiatives communautaires et leurs partenariats, notamment des dons alimentaires par l’intermédiaire de la Banque d’alimentation d’Ottawa et des collaborations de longue date avec Natation Canada et Patinage Canada. Ces programmes ont permis de tisser des liens significatifs entre les producteurs et la population canadienne, tout en renforçant l’image positive du secteur.

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Portrait économique - Dindon

35,04 Mkg vifs

Production annuelle totale*

22,43 %

Pourcentage de l’allocation canadienne 2024-2025

2,222 $/kg

Prix moyen payé aux producteurs (femelle légère)

2,433 $/kg

Prix moyen payé aux producteurs (mâle)

6,21 $/kg

Prix moyen payé au détail

7,12 Mkg pour
44,2 M$

Ventes au détail

3,34 kg

Consommation par personne en 2024

82,1 M$

Recettes monétaires agricoles

3 202

Contribution à l’emploi en 2023

334,9 M$

Contribution au PIB en 2023

* Pour l’ensemble de 2025, sans égard à la destination du produit.
Données de 2025, sauf indications contraires.
Sources : EVQ, ÉDC, Nielsen et Statistique Canada

Production de dindon

La production québécoise de dindon commercial a atteint 34,44 Mkg en 2025. Cela représente une baisse de 9,7 % (-3,7 Mkg) par rapport à 2024. Les dindons lourds représentent 56 % de l’élevage de dindons au Québec, tandis que les dindons légers comptent pour 43 %. La tendance à produire plus de dindons lourds au détriment des dindons légers, observée depuis quelques années, se poursuit. La production québécoise représente 20,4 % de la production canadienne de l’année 2025, qui s’est chiffrée à 169 Mkg.

Production annuelle Québec

En milliers de kg, poids vif

Source: ÉDC

Performance de la production par rapport à l’allocation totale

Pour la période réglementaire 2024-2025, la production québécoise de dindon a atteint 98,1 % de son droit de produire total, qui s’élevait à 30,9 Mkg en poids éviscéré. Le Canada n’a pas non plus été en mesure de produire à la hauteur des besoins du marché, avec une performance de 98,4 %. Cette situation s’explique par la persistance des épisodes d’influenza aviaire (IA), qui ont affecté de nombreux élevages à travers le pays. Environ 4,4 Mkg, dont 0,2 Mkg au Québec, n’ont pas pu être produits au Canada au cours de la période 2024-2025 en raison des éclosions d’IA.

Performance de la production au Québec et au Canada

Sources : ÉDC et EVQ

Allocation pour la période 2025-2026

Pour la période réglementaire 2025-2026, s’étendant du 27 avril 2025 au 25 avril 2026, l’allocation domestique du Québec a enregistré une baisse de 2,8 % (0,84 Mkg en poids éviscéré), pour atteindre 28,93 Mkg. Le Québec a reçu 22,43 % de l’allocation commerciale canadienne, qui s’élève à 129,0 Mkg.

Stocks de dindon au Canada

En 2025, les stocks canadiens de dindon ont été en moyenne 24,4 % inférieurs à ceux de 2024. Comme chaque année, les stocks varient en fonction des pics de consommation liés aux fêtes de Pâques, de l’Action de grâce et de Noël. Au 1er décembre 2025, les stocks de viande de dindon s’élevaient à 13,2 Mkg, soit 42 % de moins qu’à la même date en 2024. Depuis le mois d’avril 2025, le niveau des stocks est resté inférieur à la moyenne historique 2020-2024.

Stocks de dindon au Canada (en Mkg)

Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada

Au 1er janvier 2026, les stocks de dindon dans les entrepôts frigorifiques canadiens s’élevaient à 9,8 Mkg, soit une baisse de 48 % (-9,1 Mkg) par rapport à janvier 2025. Ces stocks se composaient de dindons entiers de moins de 9 kg (38 %), d’autres morceaux (22 %), de dindon transformé (12 %), divers (11 %), de poitrines désossées sans peau (9 %) et de dindon entier de plus de 9 kg (7 %).

Composition des stocks

Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada

Prix du dindon vif aux producteurs du Québec

En 2025, le prix moyen de la femelle légère s’est établi à 2,222 $/kg, enregistrant une baisse de 2,7 % (-0,062 $/kg) par rapport à 2024. Pour sa part, le prix du mâle a atteint 2,433 $/kg, soit une diminution de 1,5 % (-0,036 $/kg) par rapport à l’année précédente. Ces baisses de prix s’expliquent principalement par la baisse des coûts de l’alimentation.

Prix aux producteurs du Québec, 2024-2025 ($/kg)

Prix dindon femelle légère par semaine ($/kg)

Source : EVQ

Prix dindon lourd par semaine ($/kg)

Source : EVQ

Ventes au détail

Hausse des ventes au détail

Les ventes de dindon dans les supermarchés québécois ont atteint 7,12 Mkg en 2025, une baisse de 8,9 % par rapport à 2024 selon les données de Nielsen. Cette diminution des ventes s’explique principalement par une hausse des prix au détail de près de 15,2 %. Ces ventes ont généré des recettes de 44,21 M$, une augmentation de 4,9 % par rapport à l’année dernière.

Dans l’ensemble des provinces canadiennes, les ventes en épicerie se sont élevées à 50,48 Mkg pour l’année 2025, une baisse de 5,4 % par rapport à l’année précédente. Ce volume de ventes a généré des recettes de 325,26 M$, une hausse de 1 % par rapport à 2025. Le prix du dindon est en hausse partout au Canada, avec une augmentation plus accentuée au Québec. Malgré cette tendance, le prix au détail dans la province reste inférieur à la moyenne canadienne.

Ventes au détail de dindon au Québec, 2023 à 2025

Source : Nielsen

Ventes au détail de dindon au Canada, 2023 à 2025

Source : Nielsen
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Les Éleveurs de dindon du Canada

En 2025, les Éleveurs de dindon du Canada (ÉDC) ont poursuivi leur travail pour soutenir les éleveurs de dindons canadiens et concilier leurs intérêts avec l’évolution des conditions du marché, les défis liés à la santé des animaux et l’incertitude croissante sur le plan commercial. L’année a débuté par le premier Sommet du secteur du dindon, où des producteurs, des transformateurs et des partenaires du secteur se sont réunis pour établir une compréhension commune de la situation du secteur et déterminer une voie collective à suivre. Tout au long de l’année, les ÉDC se sont consacrés à protéger et à renforcer les systèmes qui soutiennent la stabilité du secteur du dindon et son fonctionnement sous la gestion de l’offre.
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Campagne nationale de marketing

En 2025, la campagne nationale de marketing Pensez dindon a continué de renforcer la place du dindon comme source polyvalente de protéines pour les repas de tous les jours. Les ÉDC sont heureux des résultats de cette année, en particulier de la campagne Pensez Dindon dans l’action, qui a été l’une des plus réussies à ce jour et qui a permis de sensibiliser et de mobiliser davantage de consommateurs. Dans l’ensemble, la campagne a donné un élan positif au secteur. Vous trouverez plus d’information sur cette campagne dans la section marketing de ce rapport annuel.

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Santé des animaux

Composé de producteurs, de vétérinaires et de transformateurs, le Groupe de travail sur la santé des dindons, créé en 2024, s’est réuni à plusieurs reprises afin de s’attaquer aux défis émergents. En 2025, à la suite de représentations de la part des ÉDC, le Centre canadien des produits biologiques vétérinaires de l’Agence canadienne d’inspection des aliments a convenu d’accepter les demandes pour l’importation d’urgences de vaccins vivants contre le métapneumovirus aviaire (aMPV). Les vaccins ont été importés et administrés au cours de la deuxième moitié de l’année, et les ÉDC continuent de surveiller les besoins de l’industrie et d’y donner suite.
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Politique

À la demande du Conseil d’administration, les ÉDC ont fait progresser les travaux visant à mieux comprendre le rôle des exportations au sein du marché canadien du dindon. Au début de 2025, les ÉDC ont lancé une demande de propositions pour une analyse indépendante des pratiques d’exportation et de leurs répercussions sur la consommation intérieure, y compris le comportement des transformateurs, l’exportation de coupes autres que la viande de poitrine et les possibilités de renforcer les ventes intérieures. Le Groupe AGÉCO a été choisi comme consultant indépendant à la fin de 2025 et le lancement du projet est prévu pour le début de 2026.

En 2025, les ÉDC ont examiné divers aspects politiques, y compris la possibilité d’ajuster le calendrier de la période règlementaire. Cette évaluation a été faite en raison du fait que les premières discussions sur les quotas ont lieu avant que toutes les données de la période des Fêtes soient disponibles. L’application de ce changement nécessite une période réglementaire transitoire. Après une analyse menée par le Comité des politiques d’approvisionnement, le Conseil d’administration a approuvé l’instauration d’une période transitoire unique de 14 mois pour la période 2026-2027, ce qui fait passer la période de contrôle de mai-avril à juillet-juin. Ce changement vise à améliorer la disponibilité des données et l’exactitude des prévisions. Les ÉDC vont surveiller de près la situation pendant cette transition afin de minimiser les perturbations pour les producteurs et les transformateurs.

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Affaires publiques et défense des intérêts

À la suite de l’élection fédérale et de la nomination d’un nouveau cabinet, les ÉDC ont mené des activités de sensibilisation auprès des ministres, des ministres du cabinet fantôme et des hauts fonctionnaires. Nous avons également rencontré le nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, l’honorable Heath MacDonald, pour discuter de la grippe aviaire, des pressions commerciales et du rôle important que continue de jouer la gestion de l’offre. Plus tôt en 2025, après plusieurs années où les ÉDC ont défendu la cause des producteurs, le Parlement a adopté le projet de loi C-202, anciennement le projet de loi C-282, qui vise à renforcer la protection de la gestion de l’offre dans les futures négociations commerciales. Le projet de loi a reçu la sanction royale le 26 juin 2025 après avoir obtenu un vaste appui de la part de tous les partis. Les ÉDC et le GO-5 ont remercié publiquement les parlementaires pour leur leadership et leur engagement.

Les ÉDC ont également participé avec le GO-5 à d’importants événements de mobilisation tout au long de l’année, dont la conférence de la Fédération canadienne des municipalités et la Cantine du centre-ville sur la colline du Parlement, ce qui a aidé à renforcer les relations avec les décideurs et à souligner la contribution des producteurs canadiens sous gestion de l’offre.

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Le commerce et les affaires internationales

L’incertitude commerciale s’est intensifiée en 2025 à la suite des mesures tarifaires imposées par les États-Unis. Même si aucun tarif supplémentaire ne s’applique actuellement aux produits sous gestion de l’offre, le prochain examen de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) en 2026 représente un moment critique pour l’agriculture canadienne et renforce l’importance de continuer de plaider en faveur de la gestion de l’offre. Tout au long de 2025, les ÉDC ont collaboré activement avec les fonctionnaires fédéraux et les intervenants. Dans le cadre du processus canadien de consultation sur l’ACEUM, les ÉDC ont présenté un mémoire détaillé dans lequel la protection de la gestion de l’offre et des structures tarifaires existantes est préconisée.

Bien qu’aucun résultat en matière d’agriculture ne soit ressorti de la treizième Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, les discussions de 2025 ont fait paraître un nouvel élan à la veille de la 14e Conférence ministérielle, au début de 2026. Les ÉDC, aux côtés des partenaires du GO-5, ont continué de suivre les négociations et de participer à des réunions à Genève pour renforcer l’importance de la gestion de l’offre dans les discussions sur le commerce mondial.

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Perspectives

En 2025, après plus de 40 ans de service dans le secteur canadien du dindon, Phil Boyd a quitté son poste de directeur général en décembre pour prendre sa retraite. Son leadership a permis aux ÉDC de relever des défis nationaux et internationaux complexes, ce qui a eu un impact durable sur l’Agence, l’industrie du dindon et tous les secteurs en gestion de l’offre.

C’est ainsi qu’Adam Power a été nommé et accueilli à titre de nouveau directeur général des ÉDC, apportant sa vaste expérience acquise au sein du secteur canadien de la volaille, notamment à titre d’ancien membre du Conseil d’administration des ÉDC et d’ex-dirigeant de l’industrie de la transformation. Ses antécédents et sa vision de l’ensemble du secteur le rendent apte à guider les ÉDC au moment d’amorcer son prochain chapitre.

À l’aube de 2026, les ÉDC se réjouissent à la perspective de poursuivre leur travail avec les Offices provinciaux pour appuyer et faire progresser le secteur du dindon.